Une tache discrète sur le visage, un miroir, et l'on observe si l'enfant la cherche sur lui-même plutôt que dans le reflet. L'épreuve est simple ; ce qu'elle mesure l'est beaucoup moins.
La revue
Comprendre l'enfance, celle qu'on accompagne comprise
Sommeil, langage, jeu : ce que l'on observe, âge par âge.
Les carnets de santé français ont changé de courbes en 2018. Le débat porte sur une distinction technique aux conséquences très concrètes.
L'idée qu'une fenêtre se referme définitivement vient de l'éthologie animale. Chez l'humain, les données soutiennent une version bien plus souple.
Piaget situait vers huit mois la compréhension qu'un objet caché continue d'exister. Les méthodes fondées sur le regard ont déplacé cet âge, puis ont été contestées.
Vers deux ans, un enfant se met à traiter un bâton comme un téléphone. Cette conduite est un marqueur solide ; ce qu'elle produit est beaucoup moins établi.
L'ordre dans lequel un enfant tient assis, rampe puis marche est remarquablement constant. Les âges auxquels il le fait varient beaucoup plus qu'on ne le dit.
Compter des heures met dans la même case un appel visio et une vidéo en boucle. Les travaux les plus récents montrent que cette variable explique très peu.
Un enfant qui attend quinze minutes devant une friandise deviendrait un adulte mieux loti. La réplication de 2018 a considérablement réduit cet énoncé, sans l'annuler.
Un test simple, posé depuis 1983, semblait situer vers quatre ans la capacité d'attribuer à autrui une croyance erronée. Les versions non verbales ont brouillé ce calendrier.
Une procédure de laboratoire mise au point en 1969 fournit encore l'essentiel des données sur l'attachement. Elle mesure quelque chose de réel, et beaucoup moins large qu'on ne le dit.
Un enfant qui ne dit rien peut comprendre beaucoup. L'écart entre ce qui est compris et ce qui est produit est l'un des faits les mieux établis du développement du langage.
Les tableaux qui indiquent combien d'heures dort un enfant de six mois existent. Ce qu'ils cachent, c'est l'étendue de la dispersion autour de la moyenne.