La manière de poser une question modifie ce qu'un jeune enfant rapporte, et cela vaut pour l'enquête comme pour le témoignage. La recherche sur la suggestibilité a précisé dans quelles conditions.
La revue
Comprendre l'enfance, celle qu'on accompagne comprise
Comment se fabriquent les chiffres sur l'enfance.
Aîné responsable, cadet rebelle : la typologie est ancienne et populaire. Les grandes analyses publiées depuis 2015 n'en retrouvent presque rien.
Tester à nouveau une expérience est difficile partout. Quand les participants ont douze mois, cela devient un problème d'organisation autant que de méthode.
Les palmarès internationaux de bien-être de l'enfance circulent largement. Leur résultat dépend au moins autant des pondérations choisies que des situations décrites.
Une association entre une pratique parentale et un résultat chez l'enfant peut n'être produite ni par l'une ni par l'autre. Les devis récents permettent de le tester.
Un article de 2010 a montré que la quasi-totalité des travaux publiés portait sur une fraction minuscule de l'humanité. La correction est en cours, lentement.
Cent vingt-trois enfants, suivis pendant quarante ans, ont fourni l'argument central de l'investissement dans la petite enfance. L'effectif est aussi la principale objection.
Un chiffre comme zéro virgule quatre circule beaucoup dans les synthèses éducatives. Savoir de quoi il est la mesure évite de le comparer à ce qu'il ne mesure pas.
Le mot héritabilité est l'un des plus mal compris de la statistique. Il ne décrit pas un individu, et il change de valeur selon la population où on le calcule.
L'essentiel des données sur les jeunes enfants provient de questionnaires remplis par un adulte. Cette source a des propriétés bien identifiées, rarement rappelées quand les résultats circulent.
Suivre les mêmes milliers d'enfants pendant vingt ans coûte cher et prend vingt ans. C'est pourtant le seul dispositif qui permette de distinguer ce qui précède de ce qui suit.