La retraite supprime d'un coup le principal contexte de rencontres de la vie adulte. Les enquêtes montrent des trajectoires très différentes selon les situations.
La revue
Comprendre les amitiés, les siennes comprises
La littérature sur la réparation des relations est presque entièrement conjugale ou professionnelle. Ce qui existe sur l'amitié tient en peu de travaux.
Les relations de voisinage ont reculé dans les réseaux personnels depuis les années 1960. Ce recul concerne surtout un type d'usage précis.
Les revues systématiques existent et leurs conclusions sont prudentes. La difficulté principale n'est pas l'efficacité des dispositifs mais la qualité de leur évaluation.
Les deux événements réduisent le nombre de relations actives, mais pas de la même façon ni chez les mêmes personnes.
La fréquence des contacts prédit mal la durée d'une relation. Les travaux disponibles pointent des propriétés moins faciles à compter.
Ce n'est pas seulement le nombre de relations qui diffère, c'est leur étendue. Une analyse de 2022 sur des données massives a chiffré ce que les enquêtes suggéraient.
Les relevés d'appels et les capteurs de proximité ont produit des résultats que les questionnaires n'atteignaient pas. Ils importent aussi leurs propres biais.
Les enquêtes retrouvent des écarts réguliers dans la composition des réseaux et dans la nature des échanges. Leur interprétation est plus disputée que leur existence.
Compter les aides effectivement reçues et demander si l'on se sent soutenu donnent des résultats divergents. Le paradoxe a une explication.
La question de savoir si elles remplacent ou complètent les relations hors ligne a été posée dès les années 1990. Les réponses ont changé deux fois.
Une méta-analyse de 2010 a produit une comparaison frappante avec le tabac. Sa méthode et ses limites sont moins connues que sa conclusion.
La baisse du nombre de relations après cinquante ans est constante dans toutes les données. Une théorie soutient qu'elle est en partie choisie.
Elles s'interrompent rarement par une décision. Les récits recueillis décrivent le plus souvent un arrêt progressif que personne n'a formulé.
Selon la méthode employée, la réponse va de trois à plusieurs milliers. Ces chiffres ne se contredisent pas : ils mesurent des relations différentes.