On parle de pénurie dès qu'un employeur peine à recruter. Les statistiques distinguent pourtant les intentions d'embauche, les postes vacants et la tension, qui ne mesurent pas la même chose.
La revue
Comprendre le travail, le sien compris
Comment on mesure le travail, et ce que les moyennes cachent.
Chaque organisation calcule le sien à sa façon. Comparer deux taux publiés par des sources différentes n'a presque jamais de sens.
Une grande part des chiffres sur le travail qui circulent dans la presse provient d'études commandées. Quelques vérifications suffisent à situer ce qu'elles valent.
Le second est un rapport dont le dénominateur bouge. Le premier rapporte l'emploi à la population, ce qui le rend moins sensible aux mouvements d'inactivité.
Depuis 1990, une même enquête pose des questions comparables dans plus de trente pays. C'est la source la plus solide du domaine, et elle a ses limites.
Une étude de 2013 annonçait que près de la moitié des emplois américains étaient automatisables. Les révisions ultérieures ont divisé ce chiffre par plusieurs.
Les deux chiffres sont publiés côte à côte et diffèrent nettement. Leur écart est lui-même une information sur la forme de la distribution.
Les chiffres publiés varient du simple au double sur une même période. La cause est presque entièrement dans la question posée.
Le nombre publié provient des sinistres reconnus par l'assurance. Ce qui n'est pas déclaré n'apparaît nulle part, et cette part est estimée par d'autres moyens.
L'indicateur est un rapport entre une production et un volume d'heures. Chacun de ses deux termes pose des difficultés que les commentaires ignorent.
La France publie un taux de chômage et un nombre d'inscrits qui ne coïncident pas. Ce n'est pas une contradiction, ce sont deux définitions.