Le statut d'une personne ne dépend pas de ce qu'indique son contrat mais des conditions dans lesquelles elle travaille. Les plateformes numériques ont remis cette règle ancienne au centre du débat.
La revue
Comprendre le travail, le sien compris
Carrières, indépendance, transitions : les formes de l'emploi.
Beaucoup de personnes occupent une position différente de celle de leurs parents. Une grande part de ces mouvements ne dit rien de l'ouverture de la société.
Le hasard de l'année de sortie d'études produit des écarts de revenu qui se mesurent encore dix ans plus tard. Le résultat est l'un des plus solides de l'économie du travail.
Le constat est stable depuis quarante ans et dans tous les pays mesurés. Les réformes successives n'ont pas inversé la pente.
Plus une période sans emploi se prolonge, plus la probabilité d'en sortir diminue. Séparer la sélection de l'effet propre de la durée a demandé des protocoles particuliers.
L'expression décrit une barrière invisible. Sa traduction statistique suppose de montrer que l'écart s'accroît en haut de la hiérarchie, ce qui n'est pas toujours vérifié.
La part des contrats courts dans les embauches a fortement augmenté, alors que leur part dans l'emploi a peu bougé. Les deux chiffres décrivent des choses différentes.
Le taux d'emploi des seniors a fortement progressé en France depuis vingt ans. Il coexiste avec une difficulté de retour à l'emploi qui n'a pas bougé.
Changer de métier peut être une promotion, un repli ou une contrainte. Les statistiques disponibles séparent mal ces trois cas.
Trois chiffres différents circulent pour la France, et ils sont tous exacts. Ils mesurent des écarts emboîtés dont la décomposition est le véritable sujet.
Selon qu'on compare un diplôme à un poste, un poste à celui de ses parents ou un poste à ses attentes, on ne mesure pas la même chose ni les mêmes personnes.